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    La confiance en soi

    On parle souvent de confiance en soi comme d’un capital à acquérir, une espèce de force intérieure que l’on pourrait entretenir et convoquer à coup de volonté ou de pensées positives. Mais la confiance n’a rien d’un bien que l’on posséderait. Elle se construit, s'élabore, s'éprouve, parfois se perd, se reconstruit. Elle naît dans la rencontre avec soi, avec l’autre, avec le monde qui nous a fait plus ou moins de place au fur et à mesure de notre croissance .

    La confiance, au fond, est comme le fruit d’une somme d’expériences. Ce n’est pas tant une croyance en ses capacités qu’un sentiment de continuité intérieure : pouvoir s’appuyer sur soi sans s’effondrer, pouvoir exister dans le regard de l’autre sans se dissoudre. Elle ne se décrète pas, elle se vit et se tisse lentement, notamment dans les liens où l’on a été reconnu, entendu, sécurisé.


    Estime de soi et confiance en soi


    L’estime de soi renvoie souvent à une valeur : comment je me juge, comment je me considère. Elle oscille entre le sentiment d’être « assez bien » et la crainte d’être « trop peu ». La confiance, elle, relève plutôt d’un mouvement : oser, malgré le doute ; se risquer, sans certitude.

    En thérapie, cette distinction prend tout son sens. Restaurer l’estime de soi, c’est parfois aider à redonner une valeur à ce qui a été méprisé ou dénigré. Travailler la confiance, c’est accompagner la possibilité de l’élan, le mouvement vers la vie. L’un ne va pas sans l’autre, mais l’un ne remplace pas l’autre.


    Quand la confiance s’effrite...


    Nombreuses sont les personnes qui arrivent en parlant d’un manque de confiance en elles mais derrière ces mots, il y a souvent une blessure plus profonde : celle d’avoir été trahi dans leur sécurité première. L’enfant qui n’a pas été cru, celui qu’on a humilié, celui à qui l’on a fait parfois même porter la honte d’exister. Comment pourrait-il « se faire confiance » ? C’est en accédant aux origines du manque de confiance en soi, en l'occurence ici d'estime de soi, que l’on peut démêler les fils du doute de soi et s’apaiser.


    La confiance à agir, à oser, à se mettre en mouvement fait aussi écho à nos capacités à accepter l'erreur, l'échec, la frustration. Suis-je perfectionniste ? Ai-je peur de ne pas réussir ? quel regard je porte sur l'échec ? se tromper ?

    Autant de points de vue et de vécus personnels qui seront explorés en psychothérapie.

     


    (Re)construire la confiance


    La confiance suppose une expérience fondatrice : celle d’un autre fiable. Quelqu’un sur qui l’on a pu compter et qui a tenu parole.

    La confiance ne se (re)construit pas par la volonté, mais par l’expérience répétée d’un lien fiable. Dans le contexte thérapeutique, cela se rejoue notamment dans la prévisibilité du cadre : la régularité des séances, la constance de la présence, la possibilité d’être accueilli(e) sans jugement. 

    C’est lorsque la personne accompagnée se risque à dire ce qu’elle n’avait peut-être jamais pu dire ; lorsqu’elle accepte d’être entendue sans crainte du rejet ; lorsqu’elle s’autorise à être faillible sans se juger. La confiance renaît alors dans ce mouvement de réciprocité silencieuse : je me sens en sécurité dans la relation, donc je peux me rencontrer moi-même.



    De plus longs développements seraient nécessaires sur cette thématique qui nous occupe tous plus ou moins, mais un blog a vocation de faire court et de donner envie d'aller plus loin afin que chacun puisse ouvrir des chemins personnels d'introspection.


    Violette Huault. Tous droits réservés- Avril 2026

     
     
     

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